À l'aube de mon bonheur il y a ton sourire débordant, plein de chaleur débordant, plein de soupirs. C'est un besoin, une envie qui jour et nuit résonne qui t'appelle les jours de pluie et sur ma peau brulée frissonne. À l'aube de ma vie il y a ta présence sans toi mon coeur brise fuit sans toi ma tête ne pense.
Tu me vois bon, charmant et doux, ô ma beauté ; Mes défauts ne sont pas tournés de ton côté ; C'est tout simple. L'amour, étant de la lumière, Change en temple la grotte, en palais la chaumière, La ronce en laurier-rose et l'homme en demi-dieu. Tel que je suis, rêvant beaucoup et valant peu, Je ne te déplais pas assez pour que ta bouche Me refuse un baiser, ô ma belle farouche, Et cela me suffit sous le ciel étoilé. Comme Pétrarque Laure et comme Horace Églé, Je t'aime. Sans l'amour l'homme n'existe guère. Ah ! j'oublie à tes pieds la patrie et la guerre Et je ne suis plus rien qu'un songeur éperdu.